dimanche 12 octobre 2008
En vue de mardi prochain
http://www.quivotequoi.ca/index.php
J'aime bien la section « Statistiques des députés » où il est possible de lire des citations de députés ainsi que d'aller vérifier quel représentant compte le plus haut nombre d'absenses au Parlement. Intéressant...
dimanche 14 septembre 2008
Recrutement de nouveaux joueurs
L'école est recommencée depuis peu. Le début de la saison 2008-2009 arrive à grands pas. Nous sommes en plein préparatifs pour vous offrir des questionnaires de qualités et beaucoup de plaisir.
Nous sommes présentement en pleine période de recrutement pour nos différentes ligues. Je vous rappelle que nous organisons des matchs pour les enfants du 3e cycle de l'école primaire, du secondaire, du CEGEP et de l'Université. Par contre, une partie moins connue de notre organisation consiste à notre ligue pour adultes. La ligue civile B se rencontre environ 7 fois par année au Stade Olympique. Nos matchs ont lieu les lundis, une fois par mois. N'hésitez pas à nous contacter pour vous joindre en équipe de 4-5 joueurs (avec des amis) ou vous joindre seul (nous vous jumellerons à une équipe).
Et aux plus jeunes qui me lisent en ce moment, parlez-en à vos parents! Une année, j'ai personnellement convaincu ma mère de se joindre à la ligue pour adulte et c'était très amusant de partager l'activité ensemble.
N'oubliez pas de visiter notre site web : www.mpghp.ca
Pour plus d'information : info@mpghp.ca
Bonne saison!
mercredi 23 juillet 2008
Batman (bis)
Batman, tel que nous le savons, est d’abord et avant tout une bande-dessinée. Voici donc quelques suggestions de titres à ajouter à votre bibliothèque…
Batman : Year One – par Frank Miller et David Mazzucchelli – 1987
En quelques mots, les débuts de Batman en tant que justicier masqué… Miller sait toujours autant faire vivre une histoire et rend plus humains, plus tangibles, par sa narration à la première personne, des personnages comme Bruce Wayne et le commissaire Jim Gordon. Tel que je l’ai mentionné dans mon dernier billet, Nolan s’en est servi pour le scénario de Batman Begins.
Batman : The Dark Knight Returns – par Frank Miller, Klaus Janson et Lynn Varley – 1986
Une BD aussi originale qu’essentielle. Batman, après dix ans de réclusion, décide de quitter sa retraite et combattre à nouveau le crime dans les rues de Gotham. Il devra autant affronter ses anciens ennemis, toujours aussi redoutables, que l’âge qui le rattrape…
Batman : The Long Halloween – par Jeph Loeb et Tim Sale – 1996
Si Year One a été l’une des inspirations pour Batman Begins, The Long Halloween en a été de meme pour The Dark Knight. On peut notamment y retrouver la métamorphose d’Harvey Dent en Double-Face…
Batman : The Killing Joke – par Alan Moore, Brian Bolland et John Higgins – 1988
Ceux qui ont été voir The Dark Knight se souviendront sans doute du passé « à choix multiple » du Joker, qui se plaît sans cesse à réinventer sa propre histoire. Ils pourront sans doute se satisfaire des origines qu’on lui prête dans cet opus.
Arkham Asylum : A Serious House On Serious Earth – par Grant Morrison et Dave McKean – 1989
Troublant et hypnotisant, cette œuvre véritablement unique se démarque par le travail de Dave McKean, qui mélange plusieurs medias (collage, peinture, dessin), donnant à plusieurs pages l’aspect de tableaux qu’on accrocherait dans sa chambre, et par l’écriture de génie de Morrison. À ne pas lire avant de dormir…
À lire aussi :
Watchmen – par Alan Moore, Dave Gibbons et John Higgins – publié par DC Comics – 1986
Un « must » absolu pour tout fan de graphic novel, d’une histoire complexe et originale… et d’un mal de tête garanti, parce qu’avec Watchmen, « lire un livre avec des images » n’aura jamais exigé autant de concentration! En effet, ne vous attendez pas qu’à des scènes d’action et du sang versé avec cette œuvre qui a transcendé le genre au point d’avoir été élue l’un des meilleurs ROMANS du Times Magazine. Si tant est que la version française de The Dark Knight présentait les mêmes bandes-annonces que la version originale, tous auront eu l’eau à la bouche en voyant la bande-annonce du film à paraître en 2009…
V For Vendetta – par Alan Moore et David Lloyd – publié par DC Comics et Vertigo – 1982
Si vous avez aimé le film, précipitez-vous pour lire la bande-dessinée, encore plus étoffée et riche que l’univers dépeint dans son adaptation cinématographique. Encore une fois, un véritable coup de maître de la part de Moore, qui nous livre un récit vibrant et qui porte à réfléchir sur des thèmes comme la démocratie, la justice et la liberté d’expression.
Sandman – Neil Gaiman – publié par Vertigo – 198
Avec la série Sandman, qui comprend dix tomes en plus de « spin-off » dérivés de l’original, vous serez emporté dans un univers à la fois proche et éloigné du nôtre. Gaiman est un conteur qui a en commun avec notre Fred Pellerin national de faire naître, par le pouvoir des mots, une galerie de personnages colorés et authentiques, une histoire passionnante et un monde que lui seul arrive à recréer.
Akira – par Katsuhiro Otomo – publié par Kodansha – 1982
N’allez pas croire que le genre post-apocalyptique est tout nouveau, car Katsuhiro Otomo l’avait imaginé bien avant The Happening, I Am Legend et autres films du même acabit… Akira est un classique à découvrir et à redécouvrir. Chaque fois qu’on se plonge dans sa lecture, un nouveau détail accroche l’œil et fait rêver. Encore une fois, pas tout à fait pour les esprits sensibles…
J’en entends qui se languissent de la « vrâe » culture, mais ne vous inquiétez pas, elle arrive sous peu, votre chronique savourant tout autant une bonne BD qu’un roman de Vladimir Nabokov. Il faudra, en attendant, vous contenter de ce hors-d’œuvre BD-esque…
Source: Merci à Wiki pour les images aux droits d'auteur assouplis
jeudi 17 juillet 2008
Batman
Avec la sortie imminente de Batman : The Dark Knight, il est impératif de se rafraîchir la mémoire à propos du justicier masqué.
Le Batman « historique » est né graĉe à Bob Kane et Bill Finger. Sa première apparition remonte à 1939, dans le magazine Detective Comics, publié par la franchise DC Comics, aussi à l’origine de Superman. Son évolution au cours des années n’est pas continue, la personnalité qu’on lui prête et l’atmosphère même de la bande-dessinée variant selon les époques. L’après-guerre l’édulcore et le rend plus léger, mais une chute vertigineuse des ventes à la moitié des années 60 lui donne un nouveau souffle et le justicier retrouve son aspect sombre initial. Le chevalier noir moderne est surtout marqué par la plume de Frank Miller, créateur des célèbres graphic novels Sin City et 300. C’est d’ailleurs à partir de l’une de ses œuvres, Year One, que Christopher Nolan réalisera son Batman Begins, l’épisode précédant Batman : The Dark Knight.
Le parcours du justicier masqué au grand comme au petit écran est marqué par des hauts et des bas. Nos parents et entraîneurs senior se souviendront sans doute de la série télévisée Batman et sa fameuse introduction ponctuée de « Pif! », « Paf! » et de « Bang! ». Campé par Adam West, ce Batman est plus comique que sinistre, une vision que ne partage pas Tim Burton dans son adaptation cinématographique, Batman. Burton, connu pour Nightmare Before Christmas ou Edward Scissorhands, nous présente un héros grave et même tourmenté, ce qui semble plaire au public puisque le film deviendra le plus grand succès de 1989. La performance délirante de Jack Nicholson en Joker, Némésis suprême de notre protagoniste, n’y est sans doute pas pour rien…
Par la suite, Burton réalise un second opus à son œuvre Batman Returns, en 1992, qui met en scène les personnages de Catwoman et du Pingouin. Il cède ensuite sa place à Joel Schumacher, qui tourne Batman Forever et Batman & Robin, ce dernier connaissant un flop monumental qui mènera à une période de stagnation pour la franchise. Avant que Nolan ne reprenne la barre en 2005 avec son Batman Begins, qui reprend le personnage de Batman depuis ses touts débuts, Batman : The Animated Serie fait des ravages à la télévision et remporte même l’Emmy de la meilleure série animée de 1993.
Le film à même de sortir en salles n’est cependant pas du même acabit. D’abord, le projet est encadré par Christopher Nolan, un réalisateur au cheminement impressionnant, jalonné par des films terriblement marquants comme Memento et The Prestige. On ne peut non plus mentionner le film sans songer à la fin tragique d’Heath Ledger à qui, selon certaines rumeurs, on pourrait décerner un Oscar posthume pour son interprétation totalement terrifiante du Joker…
Il va sans dire que la sortie de cette nouvelle aventure de Batman en fait saliver plusieurs à l’avance… Ne reste qu’à voir si le 18 juillet, ces attentes seront déçues ou comblées!
Source: http://www.darkknight.ca/
mercredi 16 juillet 2008
Festival de films fantastiques FANTASIA
Né en 1996, ce festival s’autoproclamant, avec raison, le plus « électrisant » de Montréal offre à ses spectateurs des films qu’il vous sera souvent impossible de vous procurer dans votre club vidéo local. Réputé pour ses longs métrages d’horreur absolument tordus, il fait aussi plaisir aux otakus et autres cinéphiles friands de productions étrangères, en particulier asiatiques. Le cinéma québécois y trouve également une place de choix, le festival donnant sa chance à des réalisateurs encore à leurs débuts comme à des vétérans plus éprouvés. Chaque année comporte certaines thématiques regroupant plusieurs films, cet été, par exemple, « Bloody Radical : Unconventional American Horror » ou encore « From Manga To Film ».
Soutenu par une équipe dévouée, Fantasia se démarque par l’ambiance amicale et festive de chacune de ses présentations. Ses fidèles forment toujours une foule assez colorée, d’un âge oscillant entre le préadolescent et l’informaticien de 40 ans, et ceux-ci ne se gênent pas pour rire ou ajouter leur propre réplique au script de la comédie ou du film d’horreur en projection. De façon métaphorique, on a parfois l’impression de visionner un film dans son salon en compagnie de son énorme famille dysfonctionnelle…
Attention, les films sont présentés en version originale, sous-titrée en anglais. Ce sera donc l’occasion pour vous d’exercer la langue de Shakespeare!
Petit conseil, arrivez au moins une trentaine de minutes avant le début de la projection, sans quoi vous risquez de vous retrouver dans la première rangée à l’avant (et ainsi recevoir tout le popcorn lancé par les autres spectateurs) ou tout bonnement ne pas être en mesure d’entrer dans la salle! Achetez également vos billets à l’avance puisque certains films très attendus par le public remplissent les salles très efficacement!
En bref, si vous commenciez à vous ennuyer devant la série Saw, vous languissiez de films à la Crouching Tiger and Hidden Dragon ou étiez seulement à la recherche d’une occasion de meubler votre après-midi, Fantasia est pour vous!
Site officiel: http://www.fantasiafest.com/2008/
mardi 1 avril 2008
Le site Web de Paléogénies X est ouvert!
vendredi 21 mars 2008
Grant Wood

American Gothic, 1930
Chicago, Art Institute
L’Américain Grant Wood est surtout connu pour son tableau American Gothic. Cette peinture, devenue une icône chez nos voisins du Sud, est également, en quelque sorte, une énigme.
Surestimée ?
Wood ne pensait pas que sa peinture prendrait une telle importance. Il a donc ménagé les interventions à son sujet pour ne pas éteindre le feu d’acclamations qu’elle avait suscité, laissant ainsi libre cours aux commentaires.
Description
American Gothic représente un homme et une femme debout devant leur maison. L’homme est habillé en salopette, avec un veston, et tient une fourche dans la main droite. Ce qui a fait dire qu’il n’était pas véritablement un fermier, mais plutôt un travailleur urbain qui entretient quelques animaux pour en tirer certains produits. L’homme regarde le spectateur dans les yeux tandis que le regard de la femme est oblique, comme si elle ne voulait pas livrer son secret. Cette dernière est habillée et coiffée à la mode de la fin du XIXe siècle, avec une robe fleurie et une toque. Elle porte un camée, qui n’est pas un bijou très approprié pour les travaux de la ferme.
Qui sont-ils ?
Initialement, la scène se situe en Iowa et peut mieux se saisir à la lecture des romans de Sinclair Lewis, ami, d’ailleurs, de Grant Wood. Le dentiste de Wood a posé pour le fermier et la sœur du peintre pour la femme.
Première énigme : Dès son acclamation par le public américain, le couple a été pressenti comme mari et femme. Or, la différence d’âge, assez marquée entre les modèles et chez les personnages même, suggérait qu’il s’agirait plutôt d’un père et de sa fille. Une fille qui n’a pas trouvé mari (une vieille fille, comme on disait dans les campagnes, et le terme anglais semble un peu méprisant : spinster), une fille sacrifiée parce que la mère était malade ou morte et qu’on a oublié de courtiser par la suite. Ces femmes étaient, dans les villages, objets de commentaires pas toujours valorisants et passaient souvent pour les dépositaires de tous les commérages. C’est le genre de stéréotypes qu’on entretenait sous les clochers avant la révolution féministe. D’où, le regard qui ne veut pas affronter et la sévérité du visage d’une dépositaire de la morale publique.
Mais la représentation d’un père et de sa fille n’était pas bien vue à l’époque, pas plus que, de nos jours, un homme dans la quarantaine qui veut parler à un enfant ou à un adolescent. Aussi, Wood a-t-il laissé courir l’idée qu’il s’agissait d’un couple. Qui, dans une peinture, se préoccupe de l’âge des personnages ?
Où est Charlie ?
Deuxième énigme : la fourche. outil de fermier, symbole viril et qui sépare les deux personnages. Il est étonnant que l’homme tienne l’objet avec les dents tournées vers le haut, à l’encontre de toute précaution de sécurité. Jamais fermier ne va tenir une fourche ainsi. Il la plantera plutôt dans le sol et s’en servira comme appui, à la manière d’un col bleu avec sa pelle. On peut donc penser à une signification particulière. Rappel mythologique de Poseidon ? Aucun rapport car il n’y a pas, ailleurs dans la peinture, évocation de l’eau. Instrument de pêche ? Non plus, nous sommes dans l’Iowa profond et l’eau est loin. Évocation diabolique ? Presque certainement. La fourche symboliserait la sexualité, considérée comme perverse dans les sociétés fermées du Midwest, héritières du puritanisme. Toujours selon les stéréotypes qui ont cours avant les programmes de formation personnelle et sociale, l’homme est hypersensuel, la femme est soumise et doit satisfaire son mari. Ce qui accentue l’obsession du personnage masculin, c’est qu’on retrouve le dessin de la fourche un peu partout dans la peinture et, s’il n’y a qu’un Charlie, on peut déceler plusieurs fourches. Il faut avoir une reproduction assez grande et complète du tableau pour la percevoir (Google va se charger de vous en trouver une) : de l’instrument lui-même on passe à droite, sur la salopette, sur la chemise, dans le visage (la dent centrale sous le nez), dans les fenêtres de la maison, sur le toit (à gauche de la tête de la femme) et sur le toit de la dépendance (à droite de la tête de l’homme). S’agit-il du portrait d’un pervers comme l’insinuent certains ? Ou de l’évocation du stéréotype de l’homme plus extroverti ou mieux, d’un vrai diable ?
L’ogive de la fenêtre et le pignon de la maison cachent, protègent, atténuent, par leur symbolique religieuse, les actes ou les pensées le moindrement perverses. Wood veut-il suggérer une dichotomie entre l’être et le paraître ?
Il oppose, en tout cas, la fourche aux rondeurs ovoïdes de la femme, gardienne de la vertu même par ses médisances, ses calomnies ou ses jugements téméraires. Seule touche féminine chez l’homme : ses lunettes.
La fourche : une barrière ?
La fourche peut être perçue également comme un « no trepassing ». Une défense d’entrer parce qu’il se passe des choses irrégulières dans cette maison, qui ne doivent pas dépasser les murs ? Parce que l’homme veut protéger sa fille contre les ragots extérieurs ? Ou mieux, serait-il le gardien de la vertu de sa fille (comme les mères qui acceptent mal que leur garçon se marie à une « étrangère ») ? Maison ouverte, maison fermée : s’agit-il d’une maison close, non ouverte au public parce qu’exclusive ? Wood n’en serait pas à sa première expression d’ironie, voire de cynisme. Voyez son hilarant tableau Les Filles de la République. Il serait allé assez loin dans son analyse. En tout cas, les étages de fourches qui montent de la salopette aux yeux, et le regard peu accueillant, obsédant à force d’être sévère, laissent croire que la fourche va changer de direction si quelqu’un ose s’approcher.
American Gothic a encore beaucoup à laisser entendre, mais ces pistes en font une peinture qui dépasse la scène banale : le regard insistant nous retient pour continuer à interroger cette œuvre.
http://www.artic.edu/artaccess/AA_Modern/pages/MOD_5_lg.shtml